Alimentation du Pedalboard…

« Jamais je ne mettrai plus de 10 euros dans une alimentation… » voilà ce que m’assenait un ami alors que celui-ci cherchait ce qu’il fallait pour alimenter ses pédales… J’insiste sur l’importance de chaque élément dans la chaine du son et qu’on le veuille ou non, l’alimentation électrique est la clé  de la qualité de votre son, ni plus ni moins. Alors pourquoi? Comment? Que faut-il éviter? Dois je prendre des actions chez Duracell? On reprend les choses à la base…

Au début était la pile!

Ce n’est un secret pour personne, nos chères pédales consomment de l’électricité pour fonctionner (ça c’est de l’expertise technique!). Quasiment toutes les pédales sont équipées de prise pour pile 9V  et c’est vrai que quand on débute ou quand on est nomade c’est pratique. Mais voilà vous avez depuis accumulé douze pédales, le tout mises sur un pedalboard et donc on ne peut plus utiliser de pile. Pourquoi? Le jack in de votre pédale fait office d’interrupteur  et quand on y met un jack la pédale est alimentée… De plus changer les piles impose de sortir la pédale du pedalboard et de l’ouvrir (multiplié par 12…) et enfin c’est vraiment pas écolo… C’est dit les piles on oublie!

L’alimentation électrique

Vous avez donc besoin d’une alimentation électrique, ou plutôt un adaptateur secteur qui viendra alimenter vos pédales avec la tension voulue (9 volts mais parfois plus). Cependant vous avez 12 pédales à alimenter donc il va en falloir plusieurs ou avoir un modèle modulaire à plusieurs sorties. Faisons le tri dans ce que propose le marché, une fois de plus la qualité est majoritairement fonction du prix, vous en aurez une fois de plus pour votre argent.

Les différents types

Le bloc type BOSS:
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Bloc BOSS PSA

Avec la popularisation des pédales BOSS dans les années 80, est apparu le bloc BOSS PSA (9v DC-500mA) un quasi standard et le point d’entrée pour beaucoup de guitaristes dans le monde de l’alimentation électrique. Efficace pour alimenter une pédale et pas grand chose à redire. Copiée par beaucoup ça marche tant qu’on ne surcharge pas avec une daisy chain trop conséquente et qui ne sera surtout pas isolée.

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Daisy chain

L’alimentation pseudo isolée:
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Modèle typique de la production chinoise d’entrée de gamme méfiance envers ce genre d’alimentation.

Dans l’offre des produits accessible est apparu ce genre d’alimentation, un boitier avec les prises qui est alimentée par un adaptateur type bloc. Dans le meilleur des cas toutes les sorties sont isolées mais sur les produits à bas prix en général on retrouve un circuit imprimé qui distribue le courant au prises et c’est tout, bref une Daisy Chain déguisée. Même si on trouve des modèles avec des sorties isolées il faut rester conscient que l’alimentation dépend uniquement du bloc transformateur qui en général atteint vite ses limites. Pour ce type d’alimentation il faut aussi se méfier des sorties avec des pédales nécessitant de grosses tensions (18v-24v) elles ont tendance à pousser le bloc dans ses retranchement et du coup faire chuter la tension sur les autres prises… Bref c’est propre, compact mais ce n’est pas efficace

Alimentation modulaire à sorties isolées:
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Voodoo Lab, produit sans faille… si ce n’est le prix!

Voila la reine du champ de bataille qu’est votre Pedalboard. Elle a une taille conséquente, est plutôt lourde et surtout fera le taf. Elle est reliée au secteur par cable et en général a un interrupteur de mise en marche. Elle propose facilement 10 sorties avec  notamment des sorties avec la tension réglable voire des sorties AC, un couteaux suisse couteux mais efficace, tout bon pedalboard doit avoir ça dans ses entrailles, voire deux… Toute la connectique est fournie et en générale elle est protégée par un fusible. Devant la diversité de l’offre, choisissez votre alimentation en fonction de vos besoins actuels et surtout en fonction de la consommation de vos pédales et gardez de la marge (une pédale neuve est vite arrivée…).

Ce qu’il faut prendre en compte dans votre pedalboard!

Cablage rationalisé:

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Voilà dans l’idéal à quoi le verso de votre pedalboard doit ressembler, tout doit être fixé au pedalbord afin que rien ne pende et puisse s’arracher au cours de diverses manipulations. Les plots et colliers d’électriciens sont parfait pour ça. Un autre point c’est également le dimensionnement des cables: la bonne longueur pour pouvoir brancher la pédale et ne pas avoir à réserver des longueurs inutiles. Inspirez vous de cette photo, c’est parfait!

Une multiprise inboard:

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Car pas mal de pédales nécessitent une alimentation spécifique il vaut mieux centraliser toute votre connectique dans le pedalboard et ne pas avoir plusieurs câbles d’alimentation. Le mieux est donc d’installer une multiprise dans votre pedalboard, celle ci pourra donc accueillir les blocs spécifiques (attention à la place nécessaire pour ceux ci). De plus si vous branchez votre alimentation modulaire dessus, l’interrupteur de la prise peut vous servir de coupure générale, gain de temps et simplification de la mise en place.

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L’excellente EHX memory boy qui réclame « son » alimentation

 

Une solution de secours

On est jamais à l’abri d’une panne, prévoyez donc dans un coin quelques piles (rechargeables c’est mieux) et ce petit accessoire qui vous permettra de ne pas déposer les pédales pour mettre une pile, ça ne coute rien et ça rend vraiment service.

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Pour conclure…

Une fois de plus on se rend compte de l’importance de la qualité qui a forcément un prix. On ne comprend parfois pourquoi certaines pédales ne sonnent pas, c’est souvent un problème de voltage ou de puissance insuffisante (à cause de la f… daisy chain…). Alors pourquoi investir dans des pédales de qualité si c’est pour les sous alimenter? Sans compter qu’une alimentation inadaptée peut mener à la destruction de la pédale. Enfin avec une vraie alimentation vous pourrez suralimenter certaines pédales qui ne demandent que ça (notamment les overdrive) pour un résultat complètement fou. Rule your tones!

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Un pedalboard, pour quoi faire?

La première motivation quand Ministry of Tones est né, c’était de créer le pedalboard ultime, la machine parfaite qui nous facilite la vie dans notre usage quotidien… On est toujours sur la brèche pour sortir ce pedalboard ultime et c’est en bonne voie d’ailleurs, mais revenons au sujet, pourquoi faire? Et puis d’abord c’est quoi?

Pedalboard: quand le GAS rencontre le WAF…

Bon, on ne va pas se voiler la face si vous êtes à lire ces lignes c’est que vous avez une sérieuse inclinaison au GAS (Gear Acquisition Syndrom) en gros vous rentrez dans un shop pour acheter deux mediators, vous ressortez avec la dernière pédale (d’effet) sortie et trouvez un moyen de justifier l’achat auprès de madame (d’où le WAF: Woman Appliance Factor). On passera outre les heures passées sur the gear page ou les paniers non validés chez Thomann… Bref vous accumulez les pédales qui sont toutes top, mais quant à les utiliser toutes… c’est une autre histoire et votre coin guitare ressemble plus à la réserve de votre shop préféré qu’autre chose, c’est là que vient la super idée… un pedalboard.

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D’autant que si on réfléchis bien, ce sera beaucoup plus facile pour aller aux répétitions du super groupe que vous êtes en train de monter…

Le pedalboard…

Ses fonctions sont simples, il permet de regrouper sur un seul support tous vos effets préférés et d’en faciliter la maintenance et le transport en gros bien fait vous devez au minimum arriver à ça (le pedalboard actuel de Swan Vaude):28081018_10213498858400692_552005649_o

L’exercice parait simple mais il faut veiller à certains points:

Les dimensions: tant que vous restez en dessous de 8 pédales votre pedalboard reste facilement transportable… au delà ça devient vite encombrant et il faut sans doute envisager de faire 2 pedalboards pour faciliter le transport (Un pour les pédales en Front et un pour les pédales dans la boucle d’effet par exemple…).

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Là ça commence à faire gros…

La plateforme: vous pouvez soit acheter du tout fait ou fabriquer vous même la chose, dans tous les cas il faudra à un moment, plus ou moins bricoler (même pour ceux disponible dans le commerce…) et exposer vos mains aux morsures potentielles des outils. L’économie réalisée vaut-elle un passage aux urgences?

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Une offre pléthorique, attention aux prix…

La fixation des pédales: le sujet le plus épineux quand on parle de pedalboard (la bricole commence vraiment là): velcro, colliers d’électricien, maillon de chaine de vélo, on trouve des adeptes pour tout mais en tout cas soignez la fixation car il n’y a rien de pire que de retrouver les pédales en vrac à l’ouverture du case au début de la répétition.

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Velcro mon (faux) ami..

Les connections: 2 points vitaux, la qualité des patchs et l’ergonomie des prises. Les patchs (les petits jack entre les pédales) sont les garants d’un son de qualité. Les patchs de qualité valent chers mais il ne s’agit surtout pas de faire des économies la dessus, rien ne sert d’acheter des pédales hors de prix pour en ternir le son avec des câbles médiocre (Ok ils n’étaient pas cher…). Second point, vos, connections vers l’ampli et la guitare doivent être soignées et solidaires du Pedalboard (via une interface par exemple), vous préserverez vos pédales et rationaliserez vos branchements).

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Le patch EBS flat gold… juste le top (si vous ne voulez pas souder)!

Enfin dernier point l’alimentation électrique, une fois les pédales sur le pedalboard, hors de question de les alimenter avec des piles électriques: étant donné qu’elles sont branchées (via le jack Input) et donc alimentées, les piles sont très vite vides. Il faut donc une alimentation électrique sur secteur de préférence modulaire et isolée. L’isolation des sorties garantit notamment que vos pédales ne restituent pas les parasites présents dans le circuit électrique.

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Une vraie alimentation modulaire pour supprimer les buzz…

Ce qu’il faut en retenir…

Comme nous l’avons déjà évoqué la chaine du son du guitariste est vaste et comme toute chaîne sa faiblesse réside dans son maillon le plus faible. Tous les éléments comptent donc pour avoir le son tant désiré… Chaque concession sur la qualité se ressentira sur le son final. Vous n’êtes pas obligé de prendre le haut de gamme pour chaque élément, mais quoi que vous fassiez, vous en aurez pour votre argent (en bien comme en mal…). Bon comme je suis gentil, je vous montre comment on voit le pedalboard à Ministry of Tones, (en gros vous avez la solution à toutes les problèmatiques ci-dessus)…

Perfect rig

N’hésitez pas à venir poser des questions en commentaires pour toute configuration de base, j’y répondrais avec plaisir.

B comme Boost

Second article de la série sur les effets, vous l’aurez deviner, ce sera dans l’ordre alphabétique. Aujourd’hui B comme Boost!

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Qu’est que c’est?

La pédale de boost a pour fonction d’augmenter le niveau de sortie d’un signal (ici celui de votre guitare bien entendu). Traditionnellement le boost possède juste un potentiomètre de réglage du niveau… et c’est tout.

A quoi ça sert?

Tout simplement à augmenter le niveau sonore de votre instrument notamment pour sortir du mix à l’occasion d’un solo. C’est donc un effet ponctuel qui sert à vous mettre en avant au bon moment. Il n’y aura donc pas de transformation radicale du son, juste une augmentation de volume plus ou moins conséquente qui mettra en avant toute votre technique acquise au cours de longues heures de pratiques et de répètitions (et passer pour un vrai guitar hero).

Comment ça fonctionne?

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De façon très simple un transistor (2N5088) amplifie le signal de votre guitare, un switch sert à enclencher l’effet, un potentiomètre sert à régler le niveau d’amplification du signal. A quelques détails près rien de complexe.

Comment s’en sert-on?

Il existe plusieurs possibilités et de fait le rendu dépendra également du reste de la chaine du son et surtout du canal utilisé sur votre ampli (donc du type de son: clair ou saturé):

  • Un boost sur canal clair, augmentera tout simplement le volume.
  • Un boost sur un canal saturé, va augmenter le gain, l’effet d’augmentation de volume sera beaucoup moins marqué en revanche la saturation et la compression seront plus conséquents
  • un boost en début de pédalboard: réhausse le signal de la guitare avant d’attaquer les pédales, donc les pédales réagiront d’avantage.
  • Un boost avant une pédale d’overdrive ou de distortion va augmenter le gain de celle ci (sachant qu’il existe de plus en plus pédales au format double qui embarquent les 2 fonctions).

Des alternatives?

Le GAS aidant on a tendance à accumuler les pédales d’effet, ce qui peut être fort pratique le jour ou on a besoin d’un boost (et que l’on en a pas encore). Les boost sont souvent sous entendu comme clean boost, c’est à dire sans coloration sonore ni gain, cependant une pédale d’overdrive fait aussi très bien le travail:

  • Réglages de gain ou drive à 0 ou 0,5 et volume à votre convenance de n’importe quelle pédale d’overdrive, vont agir de la même façon… la coloration en plus, ce qui est carrément interessant.

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Chez Ministry of Tones on a une affection toute particulière pour la EHX soulfood, un clone de Klon (attention jeu de mot…) Centaur qui est juste parfaite dans ce rôle, elle a aussi le bon goût d’apporter ce je ne sais quoi de son terrible et magnifie n’importe quel ampli (si en plus on rajoute le buffer intégré et débrayable)… d’ailleurs c’est très rare de l’éteindre… du coup il nous faut un clean boost!!!

Pour qui?

Pour tout le monde bien entendu, les bienfaits d’un boost sont juste trop évidents pour s’en passer. Dans une approche vraiment puriste du son, une fois que l’on a trouvé le bon ampli, l’ajout d’un boost va encore multiplier les possibilités et vont permettre de trouver des réglages alternatifs que l’on ne connaissait pas encore. L’utilisation d’une overdrive en mode boost est aussi une très bonne alternative, tout est dans la recherche du son! Rule your tone!

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Rencontre avec Swan Vaude!

Aujourd’hui rencontre avec Swan Vaude, tout récent  porte drapeau de Ministry of Tones pour cette année 2018. Rencontre à distance (merci Messenger) avec le guitariste lyonnais pour faire connaissance et partager quelques trucs techniques, mais pas que !!!

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Ministry of Tones : Salut Swan, peux tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas ? D’où viens-tu ? Qui es-tu ? Que fais-tu?

Swan : Salut !Avec plaisir ! Je m’appelle Swan Vaude, et suis guitariste de session studio et live, entre Lyon et Paris.

Depuis combien de temps es-tu guitariste?

J’ai commencé à l’âge de deux ans, comme un simple passe-temps : je n’avais pas de petite voiture pour jouer, mais une petite guitare ! Issu d’une famille du milieu du spectacle, j’ai eu la chance de graviter dans une ambiance créatrice et féconde dès mon plus jeune âge.

Ok du coup tu as touché à quels styles? Classiques, Jazz, variété ou directement Rock?

Au départ, je viens du rock, des grands classiques à la Noir Désir, Téléphone, AC/DC, etc.. Comme, je crois, une grande majorité des guitaristes actuels, haha !

En revanche, je me suis au fil des années découvert une affinité particulière pour la funk et la fusion : le groove, plus généralement.

Quand on t’écoutes on prend une grosse claque sur ton jeu aérien groovy et très technique, les shredders t’ont influencé également?

Oui, et c’est justement l’héritage dans mon jeu de cette époque très rock ! Steve Vai et Joe Satriani, certes, pour citer des évidences, mais surtout des guitaristes plus proches de moi, comme Alex Cordo, avec qui j’ai eu l’honneur de travailler quelques fois, qui ont eu, à un moment donné, cette approche que j’ai décidé de faire mienne également, où la technique est au service de la musique, et certainement pas l’inverse !

Ce qui s’entend largement sur Colours une compo qui tu as publié récemment sur youtube! Du coup guitariste pro élevé au rock/shred… Ton actu c’est quoi?

En ce moment, j’enregistre et tourne avec Sizzlin’, du rap rock lyonnais, et Demantiks, de la pop teintée d’electro, venue de Grenoble. J’organise plusieurs jam sessions sur Lyon, participe à d’autres, et, surtout, travaille sur l’EP dont est issu le titre « Colours », et qui devrait sortir mi 2018 !

Revenons au matos ! Quel est ton rapport à la guitare ? Acheteur compulsif ? Experimentateur ou plutôt stable?Et d’ailleurs tu joues sur quoi en ce moment?

Tout ça à la fois, en réalité ! Je suis en perpétuelle recherche de nouveaux sons, jamais pleinement satisfait ! Compulsif, un peu, je me dois de l’admettre ! Tout en restant assez fidèle à mon rig habituel, les changements se font petit à petit et un par un, dans un souci de cohérence générale.

En ce moment, je joue sur trois guitares différentes, une Schecter Damien Platinum accordée en standard D, que l’on peut voir sur Colours, une PRS SE Custom 24 ESA, de mémoire, et une Fender American Elite Stratocaster en finition Tobacco Sunburst, qui est sans doute la plus belle guitare que je n’ai jamais jouée!

Au niveau du jeu de claquettes, des pédales, donc, je tourne avec l’essentiel :

  • Un Accordeur TC Electronic Polytune 2
  • Un SP Compressor de Xotic
  • Une Wah wah Vox
  • Deux overdrives: Mesa Boogie Flux Drive et Ben Rod Cream Can
  • un delay Strymon El Capistan.

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Côté ampli, je suis sur un cab 4×12 Marshall, et une tête Laney Ironheart studio.

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Ah oui quand même et quels sont tes critères de sélection quand tu choisis ton matériel?

Le son en tout premier, je dois être certain qu’il s’agit de matériel relativement versatile, afin de combler un maximum de demandes du côté des artistes avec lesquels je travaille. Du reste, les réglages très complexes, type Axe FX ou Kemper, ne me conviennent pas : sans pour autant être de l’école plug & play, j’aime à utiliser un outil concret et efficace. J’ai pas mal de pédales de côté qui sont prêtes à intégrer le rig dès que le besoin s’en fait sentir. Il faut aussi que le matériel soit un minimum solide, car, même si protégé en toutes circonstances, on n’est jamais à l’abri d’un accident, surtout quand on tourne !

Peux-tu nous donner tes petits secrets de fabrication, sur Colours par exemple, ou est-ce top secret ?

Pour Colours, je suis sur le canal lead de la tête Laney (gain à 2h, basses à 10h, mediums à 3h, aigus à 1h), avec un poil de reverb venant de l’ampli, de compression de la Xotic, et finalement le delay de Strymon, réglé précisément au tempo de la piste, avec trois répétitions fines et légèrement abîmées via le potard « tape age » de la stompbox. Je joue ensuite sur les nuances via le volume de ma guitare. Mo secret : peu de gain, et un jeu doux et mesuré, même dans les phrases agressives !

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En termes de MAO tu gères ça comment et avec quel matériel ?

_ Swan: Je repique mon Cab Marshall avec un SM58, dont j’ai viré la capsule pour avoir un rendu similaire au SM57, devant l’ampli, en testant différents positionnements à chaque fois, ou alors via Bias FX. La carte son est une Presonus Audiobox 1818VSL ou une Focusrite Scarlett 2i4 si j’ai besoin d’être plus nomade. Le tout va vers un MacBook Pro avec Logic Pro X / Studio One. Le montage vidéo est lui fait sur Final Cut Pro. Un micro chant pour repiquer de la gratte, tout va bien au pays du home studio !

_ Après c’est une histoire de réglage, même si je reste basiquement à l’équation Marshall/SM57 de mon côté…

_ Swan: C’est un combo qui marche très bien, oui! Ce que je fais souvent c’est que je double les pistes Audio, normalement, puis les quadruple avec un couple sous Bias FX, sous-mixé, pour donner le corps qu’il peut éventuellement manquer à la prise

Allez vu que je ne suis pas interviewer professionnel voici la tarte à la crème de l’interview home made : Le questionnaire de Proust !

Si tu étais un titre de chanson laquelle serais-tu ?

_ Je crois que je suis une chanson différente chaque jour, haha ! Cependant, si je devais en choisir une, je serais sans doute Time for Redemption, d’Alex Cordo.

_ Ah ah ah encore le microcosme lyonnais !

_ Si tu veux je te donne une autre référence, plus universelle ! Disons Shofukan, de Snarky Puppy !

Si tu devais être un instrument (autre que la guitare) ?

_ Ce serait sans doute la basse, pour le côté groove et profond, ou bien la batterie, pour changer de type d’instrument !

Si tu étais un personnage célèbre (Mort ou vivant) ?

_ Allons-y pour Samuel Beckett !

_ Tu as étudié Beckett?

_ J’ai beaucoup lu, plus jeune, Beckett et Bukowski !

_ Mon dieu un guitariste qui ne lit pas que la presse spécialisée si on rajoute Snarky puppy derrière ça, t’es très éclectique!

_ Ah ah ah !

Si tu étais un animal?

N’importe quoi qui puisse voler ! Un faucon, j’imagine ! Bref, pouvoir voir le monde d’en haut, et griller les feux rouges en les survolant !

Rebelle en plus!!! Dernière question, si tu étais un objet?

Un feu rouge, pour pouvoir crier sur les faucons qui me grillent, hahaha !

Bon, d’accord… Je serais sans doute un vieux, vieux bouquin, bien poussiéreux, de ces bouquins que l’on reconnaît à l’odeur de leur papier vieilli par les années ! De préférence un ouvrage d’harmonie, pour rester cohérent, haha !

Super, que peux-t-on te souhaiter pour 2018?

D’enfin achever cet EP sur lequel je travaille tant, pour pouvoir vous le faire écouter !

Merci Swan on se dit à très bientôt pour ton actu et le lancement du Pedalboard perfect rig !

Les pépites de Swan Vaude :

https://www.youtube.com/watch?v=epnrmtEQ4ME

Sizzlin :

https://soundcloud.com/sizzlin313/sets/sizzlin-1er-ep

Alex Cordo Time for redemption :

Snarky puppy Shofukan

https://www.youtube.com/watch?v=kk0WRHV_vt8