Swan Board, épisode 2: Chaînage des effets.

La conception du pedalboard de Swan Vaude nous permet de mettre en avant la problèmatique du chaînage des effets: question qui revient très souvent sur les forums et réseaux sociaux. Voici comment on fait chez Ministry of Tones et on vous explique pourquoi.

Dans la demande initiale de Swan, nous devions pouvoir caser tout ça:

PDB SWN

On retrouve les différents types de pédales présentes sur le marché et dans le rig de nombreux guitaristes à savoir:

  • Des pédales d’expression (Volume, Wha, Whammy)
  • Accordeur
  • Compresseur
  • Pédales de saturation
  • Délay
  • Reverb
  • Equalizer

L’organisation générale du pedalboard donnera ça:

Chainage Swan

Nous avons séparé les effets qui devront aller directement dans la boucle d’effet et ceux qui iront dans la prise input de l’amplificateur (Amp Front). Pour faire tout ça nous avons fait le choix de fabriquer une interface de pedalboard qui centralise tous les branchement internes et externes afin de faciliter la mise en place et fiabiliser les branchements: Toutes les sorties  et prise guitare sont équipées en prises Neutriks à verrouillage, toutes les connections internes  d’entrée et sortie de boucle sont faites sur mesure avec cable Sommer et prise type pancake. Pour l’ordre de chaînage nous avons procédé comme suit:

Pour la ligne Amp Front

  1. Boss FV30
  2. Polytuner (sortie de la chaîne grâce à la sortie idoine de la FV30)
  3. Wha vox
  4. Whammy 5 (avant les saturations pour avoir un signal le plus propre possible avant d’être attaquée)
  5. SP compressor Xotic
  6. Cream can Benrod
  7. Mesa flux drive (Ces deux dernières pédales sont chainées dans l’ordre des valeurs de gain disponibles du plus petit au plus grand)

Pour la FX loop

  1. Delay Tc electronic Helix
  2. Reverb Strymon El capistan
  3. Reverb Ministry of Tones Reverberatio
  4. Ministry of Tones Aequatio

Pour l’ordre nous préfèrons laisser le délay en début de boucle, pour une fois de plus avoir un signa bien propre et en ensuite insérer les reverbs et equalizer qui participeront à l’ambiance sonore et au rendu.

Sur chaque ligne nous avons mis un buffer débrayable en cas d’utilisation de cable longs (scène oblige) pour garder un niveau de signal décent et une bonne qualité sonore ces buffers proviennent de musikding et seront assemblés et intégrés directement au PDB

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Toutes les liaisons internes sont faites grâce à des patchs EBS flat cable choisis pour leur encombrement minimaliste leur fiabilité et la qualité de transmission du signal.

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Dernier point en cas d’ampli sans boucle d’effet on peut obtenir une configuration « all in front » en patchant la sortie Amp front avec le Send de la boucle d’effet et utiliser la sortie return pour attaquer l’ampli: simple et efficace.

Prochain épisode, l’alimentation de tout ce beau monde! N’hésitez pas à commenter , partager cet article ou poser des questions, nous sommes là pour ça!

Rule your tone!

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Swan Board, épisode 1: analyse structurelle et prise de tête.

Bienvenue dans l’épisode 1 de la création du Swan Board! Aujourd’hui nous allons vous expliquer les choix fait pour la création de ce pedalboard et les différentes réflexions menées pour arriver à définir une forme!

Quand Swan m’a parlé de son tour US de cet été, j’ai su tout de suite qu’il fallait faire quelque chose pour son pedalboard qui certes, l’accompagne depuis un certain temps, mais est surtout un bricolage heureux et fonctionnel: il était temps de passer en mode pro.

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D’autant plus que le GAS ayant rattrapé Swan, il fallait prévoir quelque chose de beaucoup plus conséquent que ce soit en taille, alimentation, fonctionnalités. La première mission était donc de pouvoir caser tout cela dans un pedalboard…

PDB SWN

Au chapitre des nouveautés par rapport à l’ancien:

  • La whammy 5 de Digitech
  • Une pédale de volume BOSS FV 30 H
  • L’equalizer Aequatio de Ministry of Tones
  • Une pédale de reverb Reverberatio de Ministry of Tones
  • Et surtout le méga (comprendre gros) switcher du Laney Ironheart

Cela fait du monde sur le pont… la contrainte principale était d’avoir le format le plus compact et transportable possible!

Enfin en terme de contrainte il faut intégrer dans le pedalboard:

  • Système de fixation des pédales
  • Interface de connection
  • Eclairage
  • Alimentation principale
  • Alimentation USB
  • Buffer

Pour gagner de la place pour les composants techniques et faciliter l’utilisation du pedalboard, celui ci est pensé sur 2 niveaux, toutes les pédales sont donc accessibles de la même façon, pas de contorsion pour les activer et tout ce qui n’a pas besoin d’être manipulé sur scène se trouve sous la machine. Après avoir créé tous les éléments à l’échelle, nous avons pu simuler différentes implantations pour définir le meilleur format (merci powerpoint)!

V1 Version Gun Case

Guncase

Le gros avantage de cette version, la place et la lisibilité. Les pédales sont positionnées sur le PDB en fonction de leur branchement: la boucle d’effet en haut, le front input en bas, ainsi que le switcher de l’ampli. Autre avantage, trouver un contenant est très facile, n’importe quelle malette à fusil fait l’affaire (d’où guncase).

V2 Version Classique

Classic

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La version classique se rapproche beaucoup plus de ce que l’on trouve en matière de pedalboard, des dimensions quasi similaires et une grosse variante pour la place du switcher. Encore une fois on retrouve les éléments technique sous la marche avec une place très confortable pour tout caser.

V3 Split Board

Une autre version étudiée et qui en temps normal aurait ma préférence c’est le split board. On divise le pedalboard et 2 parties regroupant les pédales par fonction:

  • Un board Front input
  • Un board FX loop

Les boards sont empilables dans leur flight case et la mise en place est tout aussi facile que pour un board classique.

Split

V4 Super compact

Après maintes réflexions, nous en sommes venus à penser qu’il fallait réduire la taille du plus gros élément qui conditionnait tout le reste: le switcher Laney. Le parti a été pris d’en commander un nouveau,de le désosser et de l’intégrer à la structure du pedalboard afin de de gagner un maximum de place pour atteindre un format très compact. De même le choix de la pédale de volume a basculé sur la Boss FV 30 ( initialement une FV 500 prévue) pour les mêmes raisons: gain de place et de poids.

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Matière:

Dans le but de faire léger, le pedalboard sera fait à partir d »un sandwich Bois/PVC/Bois avec des sections suffisamment épaisses pour résister à toute déformation et également suffisamment épaisse pour pouvoir y loger les systèmes de fixation des pédales (on y reviendra…). La structure sandwich, à épaisseur égale, résiste beauoup mieux aux contraintes de torsion et cisaillement qu’une planche de CTP .Son épaisseur permet aussi d’y passer des cables d’alimentation et de réserver les longueurs excédentaires de patchs.

Sandwich

L’ensemble recevra une couche de vitrificant pour durcir les surfaces et obtenir un produit durable et esthètique.

Au final nous arrivons à ça:Face

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Prochain épisode, gestion de l’énergie et connectique!

Rule your tone!

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Projet Swanboard

Notre guitariste fétiche, Swan Vaude part cet été en tournée américaine.

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C’est l’heure pour nous de concocter un pédalboard digne de ce nom:

  • Solide,
  • compact,
  • malin,
  • esthétique.

On retrouve là les valeurs de Ministry of Tones, mais la recherche et le développement n’aidant pas, impossible pour l’heure de l’équiper avec le perfect rig (qui sera prèt pour le salon de Mannheim en septembre bien entendu). La solution: Un One-Off custom sur mesure étudié dans les moindres détails.

Ce sera donc l’occasion de partager au travers d’une série d’articles le savoir-faire de la maison ainsi qu’une étude des solutions techniques retenues afin de créer le pedalboard ultime pour Swan.

Les contraintes:

  • La quantité de pédales à intégrer: pas moins de 11 pédales plus l’énorme switcher Laney FS 4 pour piloter l’ampli Laney Ironheart IRT studio. Parmi ces 11 pédales on trouve notamment: une Whammy 5, une Wha Vox et une pédale de volume…

PDB SWN

  • Le plus compact possible: le pedalboard doit voyager par avion et être le moins encombrant possible sur la route.
  • Le plus robuste possible: je le répète le pedalboard voyage par avion… et doit faire une tournée bien sur.
  • Maintenance aisée pour pouvoir être réparé par n’importe qui
  • Mise en place facilitée: un pedalboard 4 cables plug and play.
  • Et puis il faut qu’il soit magnifique bien entendu.

La suite au prochain épisode, nous parlerons structure!

Rule your tone

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Alimentation du Pedalboard…

« Jamais je ne mettrai plus de 10 euros dans une alimentation… » voilà ce que m’assenait un ami alors que celui-ci cherchait ce qu’il fallait pour alimenter ses pédales… J’insiste sur l’importance de chaque élément dans la chaine du son et qu’on le veuille ou non, l’alimentation électrique est la clé  de la qualité de votre son, ni plus ni moins. Alors pourquoi? Comment? Que faut-il éviter? Dois je prendre des actions chez Duracell? On reprend les choses à la base…

Au début était la pile!

Ce n’est un secret pour personne, nos chères pédales consomment de l’électricité pour fonctionner (ça c’est de l’expertise technique!). Quasiment toutes les pédales sont équipées de prise pour pile 9V  et c’est vrai que quand on débute ou quand on est nomade c’est pratique. Mais voilà vous avez depuis accumulé douze pédales, le tout mises sur un pedalboard et donc on ne peut plus utiliser de pile. Pourquoi? Le jack in de votre pédale fait office d’interrupteur  et quand on y met un jack la pédale est alimentée… De plus changer les piles impose de sortir la pédale du pedalboard et de l’ouvrir (multiplié par 12…) et enfin c’est vraiment pas écolo… C’est dit les piles on oublie!

L’alimentation électrique

Vous avez donc besoin d’une alimentation électrique, ou plutôt un adaptateur secteur qui viendra alimenter vos pédales avec la tension voulue (9 volts mais parfois plus). Cependant vous avez 12 pédales à alimenter donc il va en falloir plusieurs ou avoir un modèle modulaire à plusieurs sorties. Faisons le tri dans ce que propose le marché, une fois de plus la qualité est majoritairement fonction du prix, vous en aurez une fois de plus pour votre argent.

Les différents types

Le bloc type BOSS:
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Bloc BOSS PSA

Avec la popularisation des pédales BOSS dans les années 80, est apparu le bloc BOSS PSA (9v DC-500mA) un quasi standard et le point d’entrée pour beaucoup de guitaristes dans le monde de l’alimentation électrique. Efficace pour alimenter une pédale et pas grand chose à redire. Copiée par beaucoup ça marche tant qu’on ne surcharge pas avec une daisy chain trop conséquente et qui ne sera surtout pas isolée.

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Daisy chain

L’alimentation pseudo isolée:
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Modèle typique de la production chinoise d’entrée de gamme méfiance envers ce genre d’alimentation.

Dans l’offre des produits accessible est apparu ce genre d’alimentation, un boitier avec les prises qui est alimentée par un adaptateur type bloc. Dans le meilleur des cas toutes les sorties sont isolées mais sur les produits à bas prix en général on retrouve un circuit imprimé qui distribue le courant au prises et c’est tout, bref une Daisy Chain déguisée. Même si on trouve des modèles avec des sorties isolées il faut rester conscient que l’alimentation dépend uniquement du bloc transformateur qui en général atteint vite ses limites. Pour ce type d’alimentation il faut aussi se méfier des sorties avec des pédales nécessitant de grosses tensions (18v-24v) elles ont tendance à pousser le bloc dans ses retranchement et du coup faire chuter la tension sur les autres prises… Bref c’est propre, compact mais ce n’est pas efficace

Alimentation modulaire à sorties isolées:
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Voodoo Lab, produit sans faille… si ce n’est le prix!

Voila la reine du champ de bataille qu’est votre Pedalboard. Elle a une taille conséquente, est plutôt lourde et surtout fera le taf. Elle est reliée au secteur par cable et en général a un interrupteur de mise en marche. Elle propose facilement 10 sorties avec  notamment des sorties avec la tension réglable voire des sorties AC, un couteaux suisse couteux mais efficace, tout bon pedalboard doit avoir ça dans ses entrailles, voire deux… Toute la connectique est fournie et en générale elle est protégée par un fusible. Devant la diversité de l’offre, choisissez votre alimentation en fonction de vos besoins actuels et surtout en fonction de la consommation de vos pédales et gardez de la marge (une pédale neuve est vite arrivée…).

Ce qu’il faut prendre en compte dans votre pedalboard!

Cablage rationalisé:

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Voilà dans l’idéal à quoi le verso de votre pedalboard doit ressembler, tout doit être fixé au pedalbord afin que rien ne pende et puisse s’arracher au cours de diverses manipulations. Les plots et colliers d’électriciens sont parfait pour ça. Un autre point c’est également le dimensionnement des cables: la bonne longueur pour pouvoir brancher la pédale et ne pas avoir à réserver des longueurs inutiles. Inspirez vous de cette photo, c’est parfait!

Une multiprise inboard:

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Car pas mal de pédales nécessitent une alimentation spécifique il vaut mieux centraliser toute votre connectique dans le pedalboard et ne pas avoir plusieurs câbles d’alimentation. Le mieux est donc d’installer une multiprise dans votre pedalboard, celle ci pourra donc accueillir les blocs spécifiques (attention à la place nécessaire pour ceux ci). De plus si vous branchez votre alimentation modulaire dessus, l’interrupteur de la prise peut vous servir de coupure générale, gain de temps et simplification de la mise en place.

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L’excellente EHX memory boy qui réclame « son » alimentation

 

Une solution de secours

On est jamais à l’abri d’une panne, prévoyez donc dans un coin quelques piles (rechargeables c’est mieux) et ce petit accessoire qui vous permettra de ne pas déposer les pédales pour mettre une pile, ça ne coute rien et ça rend vraiment service.

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Pour conclure…

Une fois de plus on se rend compte de l’importance de la qualité qui a forcément un prix. On ne comprend parfois pourquoi certaines pédales ne sonnent pas, c’est souvent un problème de voltage ou de puissance insuffisante (à cause de la f… daisy chain…). Alors pourquoi investir dans des pédales de qualité si c’est pour les sous alimenter? Sans compter qu’une alimentation inadaptée peut mener à la destruction de la pédale. Enfin avec une vraie alimentation vous pourrez suralimenter certaines pédales qui ne demandent que ça (notamment les overdrive) pour un résultat complètement fou. Rule your tones!

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Un pedalboard, pour quoi faire?

La première motivation quand Ministry of Tones est né, c’était de créer le pedalboard ultime, la machine parfaite qui nous facilite la vie dans notre usage quotidien… On est toujours sur la brèche pour sortir ce pedalboard ultime et c’est en bonne voie d’ailleurs, mais revenons au sujet, pourquoi faire? Et puis d’abord c’est quoi?

Pedalboard: quand le GAS rencontre le WAF…

Bon, on ne va pas se voiler la face si vous êtes à lire ces lignes c’est que vous avez une sérieuse inclinaison au GAS (Gear Acquisition Syndrom) en gros vous rentrez dans un shop pour acheter deux mediators, vous ressortez avec la dernière pédale (d’effet) sortie et trouvez un moyen de justifier l’achat auprès de madame (d’où le WAF: Woman Appliance Factor). On passera outre les heures passées sur the gear page ou les paniers non validés chez Thomann… Bref vous accumulez les pédales qui sont toutes top, mais quant à les utiliser toutes… c’est une autre histoire et votre coin guitare ressemble plus à la réserve de votre shop préféré qu’autre chose, c’est là que vient la super idée… un pedalboard.

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D’autant que si on réfléchis bien, ce sera beaucoup plus facile pour aller aux répétitions du super groupe que vous êtes en train de monter…

Le pedalboard…

Ses fonctions sont simples, il permet de regrouper sur un seul support tous vos effets préférés et d’en faciliter la maintenance et le transport en gros bien fait vous devez au minimum arriver à ça (le pedalboard actuel de Swan Vaude):28081018_10213498858400692_552005649_o

L’exercice parait simple mais il faut veiller à certains points:

Les dimensions: tant que vous restez en dessous de 8 pédales votre pedalboard reste facilement transportable… au delà ça devient vite encombrant et il faut sans doute envisager de faire 2 pedalboards pour faciliter le transport (Un pour les pédales en Front et un pour les pédales dans la boucle d’effet par exemple…).

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Là ça commence à faire gros…

La plateforme: vous pouvez soit acheter du tout fait ou fabriquer vous même la chose, dans tous les cas il faudra à un moment, plus ou moins bricoler (même pour ceux disponible dans le commerce…) et exposer vos mains aux morsures potentielles des outils. L’économie réalisée vaut-elle un passage aux urgences?

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Une offre pléthorique, attention aux prix…

La fixation des pédales: le sujet le plus épineux quand on parle de pedalboard (la bricole commence vraiment là): velcro, colliers d’électricien, maillon de chaine de vélo, on trouve des adeptes pour tout mais en tout cas soignez la fixation car il n’y a rien de pire que de retrouver les pédales en vrac à l’ouverture du case au début de la répétition.

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Velcro mon (faux) ami..

Les connections: 2 points vitaux, la qualité des patchs et l’ergonomie des prises. Les patchs (les petits jack entre les pédales) sont les garants d’un son de qualité. Les patchs de qualité valent chers mais il ne s’agit surtout pas de faire des économies la dessus, rien ne sert d’acheter des pédales hors de prix pour en ternir le son avec des câbles médiocre (Ok ils n’étaient pas cher…). Second point, vos, connections vers l’ampli et la guitare doivent être soignées et solidaires du Pedalboard (via une interface par exemple), vous préserverez vos pédales et rationaliserez vos branchements).

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Le patch EBS flat gold… juste le top (si vous ne voulez pas souder)!

Enfin dernier point l’alimentation électrique, une fois les pédales sur le pedalboard, hors de question de les alimenter avec des piles électriques: étant donné qu’elles sont branchées (via le jack Input) et donc alimentées, les piles sont très vite vides. Il faut donc une alimentation électrique sur secteur de préférence modulaire et isolée. L’isolation des sorties garantit notamment que vos pédales ne restituent pas les parasites présents dans le circuit électrique.

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Une vraie alimentation modulaire pour supprimer les buzz…

Ce qu’il faut en retenir…

Comme nous l’avons déjà évoqué la chaine du son du guitariste est vaste et comme toute chaîne sa faiblesse réside dans son maillon le plus faible. Tous les éléments comptent donc pour avoir le son tant désiré… Chaque concession sur la qualité se ressentira sur le son final. Vous n’êtes pas obligé de prendre le haut de gamme pour chaque élément, mais quoi que vous fassiez, vous en aurez pour votre argent (en bien comme en mal…). Bon comme je suis gentil, je vous montre comment on voit le pedalboard à Ministry of Tones, (en gros vous avez la solution à toutes les problèmatiques ci-dessus)…

Perfect rig

N’hésitez pas à venir poser des questions en commentaires pour toute configuration de base, j’y répondrais avec plaisir.

C comme Chaînage!

Aujourd’hui petit coup de pouce aux débutants (et aux autres aussi) dans le monde des pédales d’effet. Toujours beaucoup de question sur l’ordre des pédales d’effet. Aujourd’hui donc C comme chainage.

Qu’est-ce que c’est ?

On désigne par chaînage l’ordonnancement du branchement des pédales sur le pedalboard. Pour la plupart d’entre nous, une fois que l’on a dépassé 3 pédales, la question inévitable c’est : dans quel ordre je les branche et surtout dans quoi je les branche ?

Comment ça marche ?

Cet ordre n’est absolument pas invariable et dépend de l’interaction des pédales entre elles, et ça seule une longue phase de test pourra sortir la vérité en fonction des capacités techniques et surtout du rendu sonore. Cependant il existe des règles générales de base à respecter afin de partir dans la bonne direction dès le départ!

Les pédales ont en général une entrée (input) à droite et une sortie (ouput) à gauche (oui les droitiers ont encore frappé…) . Donc l’ordre des pédales s’établit de la droite vers la gauche (L’amont c’est la guitare, l’aval c’est l’ampli !).

Côté ampli on distingue ceux avec et sans boucle d’effet, la boucle d’effet ce sont deux prises (send et return) qui permettent d’insérer des effets après le préampli (et permet donc de préserver les qualités sonores d’effets qui s’ils passaient par le préampli seraient hachés menus par la disto ravageuse de vos lampes…).

Enfin pour finir côté ampli, nous appellerons Front la prise input où vous branchez vos guitares en temps normal !

Comment on fait ?

Tâchons donc d’établir  l’ordre des pédales de l’amont vers l’aval en vous expliquant pourquoi on fait comme ça :

  1. L’accordeur : ces petites bêtes ont besoin du signal le plus pur possible donc on le colle au plus près de la guitare.
  2. La pédale de volume : Gère le niveau de votre guitare avant d’attaquer les autres effets. Certaines pédales ont une sortie tuner ce qui est fort pratique pour sortir l’accordeur de la boucle
  3. La wha wha a besoin d’un signal très propre pour donner le meilleur d’elle-même cependant rien n’empêche d’expérimenter une place ailleurs.
  4. Compresseur
  5. Overdrive
  6. Disto
  7. Fuzz : par soucis d’ordre (oui on aime ça chez Ministry of Tones) on classe les pédales selon leur taux de saturation, de la plus soft vers la plus violente, mais ça n’a foncièrement pas d’importance, vous utiliserez rarement les 3 types en même temps (même jamais).
  8. Delay : le delay est souvent placé après les saturations pour éviter que le signal ne soit complètement compressé par celles-ci et soit complètement efficace
  9. Chorus
  10. Effets de spatialisation : flanger, phaser, reverb etc. Qui vont donner l’épaisseur final à votre son !!!
  11. Effet de modulation: tremolo
  12. L’équalizer: on va pouvoir ainsi colorer l’ensemble du son forgé avec toutes ces pédales avant d’attaquer le préampli.
  13. Le looper: sa place utile est ici en dernier, vous pouvez ainsi modeler chaque boucles selon des sons différents, il pourra ainsi les restituer directement à l’ampli. Dans le cas d’un ampli avec boucle d’effet, c’est à la fin de la boucle qu’il faut le mettre… et là c’est non négociable!

Quid du boost traité 2 articles avant ?

Tout dépend de ce que vous cherchez ! Avant une overdrive pour booster son gain, à la fin de la ligne Front pour booster le signal au moment du solo, ou encore dans la boucle d’effet pour booster tout le signal avant d’attaquer l’étage de puissance, c’est vraiment fonction de vos goûts et du rendu final

Que met-on dans la boucle d’effet ?

Le preamp ayant la facheuse tendance à envoyer beaucoup de gain et donc de compression, il a tendance à broyer toute la subtilité de votre delay boutique dégoté lors de votre voyage en amoureux à New-York (et accessoirement priver madame de tour d’hélicoptère sur Manhattan…). On retrouve donc ici :

  • Delay
  • Effet de spatialisation
  • Effet de modulation
  • Reverb
  • Equalizer

Mais si moi je préfère mettre ma wha wha dans la boucle d’effet suis-je dans le faux ?

Pas du tout, même si ce n’est pas aussi efficace, rien n’empèche de le faire, pourvu que le son vous plaise. Il existe toujours plein de possibilités inexplorées, à vous de les trouver !

 

Exemples

Le pedalboard avec une entrée Front

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Le pedalboard avec front et boucle d’effet

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Le monde des effets est un monde d’expérimentation, il est donc nécessaire de passer du temps à chercher « le » son, celui qui permettra de vous identifier entre tous! Nous n’avons pas abordé la fameuse pédale Always On qui devient partie intégrante et permanente de votre son, ou encore les branchements ésotériques de Wha Wha pour imiter les baleines! Dans tous les cas il est important de modifier un paramètre à la fois  (que ce soit réglage ou position de pédale) et surtout de sauvegarder tout cela (vive les smartphones et les photos)!

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C comme compresseur

Dans le large choix des pédales d’effet en voilà une vraiment très  particulière (vous me direz elles le sont toutes…) dont l’essence première est la subtilité., pas sûr que vous l’entendiez quand il est en route, mais il fait pourtant la différence. Fan de country, de Dire straits mais aussi de shred voici C comme compresseur.

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Qu’est-ce que c’est?

Le compresseur agit sur le signal sonore en permettant de gommer les crêtes du signal et donc avoir un son plus linéaire et beaucoup moins soumis au aléas de votre jeu et de vos attaques. Mais le compresseur permet aussi de rehausser le volume de notes trop faibles. Ainsi le signal devient beaucoup plus constant. Le compresseur apporte un gain de netteté dans le jeu.

A quoi ça sert?

Le compresseur va pouvoir apporter les améliorations suivantes à votre son en fonction de votre style et de vos réglages:

  • Une meilleure définition et une meilleure articulation des notes.
  • Du sustain.
  • Augmenter le niveau général de sortie .

Comment on s’en sert?

En général celui-ci se branche au tout début de la chaîne, avant les distorsions et autres overdrive. Cependant dans certaines configurations d’enregistrement en MAO, l’utilisation du compresseur en bout de chaîne, permet de redonner un peu de vie au son notamment par l’ajout de sustain (a tester donc).

Les réglages de compresseur au format pédale sont simplifiés. Ainsi, en général elles ne comportent que deux réglages : le niveau de sortie et le taux de compression . Aussi, les compresseurs pour guitare n’ont pas la qualité audio de leur équivalents de studio, et le réglage du taux de compression regroupe en fait plusieurs réglages que l’on retrouverait sur des compresseurs de studio (notamment le gate et le treshold qui vont définir l’action du compresseur).

  • Utilisé avec un son clair, un compresseur va augmenter le sustain et l’attaque sera plus proéminente avec un « clique » caractéristique. David Gilmour, Mark Knopfler en son des exemples typiques.
  • Utilisé avant une distorsion ou overdrive, le compresseur aura un effet beaucoup moins parqué car le son compresse déjà. Mais il apportera d’avantage de sustain et de rondeur ce qui aide largement aux styles pyrotechniques, les shreddeurs apprécieront

Le compresseur pour qui?

Principalement pour ceux qui en ont besoin pour leur style de musique, on voit difficilement comment un guitariste Funk ou country pourrait s’en passer. De même si vous faites des cover de Pink-floyd vous aurez du mal à vous en passer. Les plans en tapping et sweeping, passent également bien mieux! En revanche, de part sa propension  à gommer les nuances, les bluesmen n’en n’ont aucune utilité. De même le son peut tout simplement déplaire. Enfin le compresseur peut facilement induire en erreur le guitariste débutant sur la qualité de son jeu. Il vaut mieux donc plutôt travailler son jeu (articulé et net) que d’investir dans un premier temps.

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