Un pedalboard, pour quoi faire?

La première motivation quand Ministry of Tones est né, c’était de créer le pedalboard ultime, la machine parfaite qui nous facilite la vie dans notre usage quotidien… On est toujours sur la brèche pour sortir ce pedalboard ultime et c’est en bonne voie d’ailleurs, mais revenons au sujet, pourquoi faire? Et puis d’abord c’est quoi?

Pedalboard: quand le GAS rencontre le WAF…

Bon, on ne va pas se voiler la face si vous êtes à lire ces lignes c’est que vous avez une sérieuse inclinaison au GAS (Gear Acquisition Syndrom) en gros vous rentrez dans un shop pour acheter deux mediators, vous ressortez avec la dernière pédale (d’effet) sortie et trouvez un moyen de justifier l’achat auprès de madame (d’où le WAF: Woman Appliance Factor). On passera outre les heures passées sur the gear page ou les paniers non validés chez Thomann… Bref vous accumulez les pédales qui sont toutes top, mais quant à les utiliser toutes… c’est une autre histoire et votre coin guitare ressemble plus à la réserve de votre shop préféré qu’autre chose, c’est là que vient la super idée… un pedalboard.

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D’autant que si on réfléchis bien, ce sera beaucoup plus facile pour aller aux répétitions du super groupe que vous êtes en train de monter…

Le pedalboard…

Ses fonctions sont simples, il permet de regrouper sur un seul support tous vos effets préférés et d’en faciliter la maintenance et le transport en gros bien fait vous devez au minimum arriver à ça (le pedalboard actuel de Swan Vaude):28081018_10213498858400692_552005649_o

L’exercice parait simple mais il faut veiller à certains points:

Les dimensions: tant que vous restez en dessous de 8 pédales votre pedalboard reste facilement transportable… au delà ça devient vite encombrant et il faut sans doute envisager de faire 2 pedalboards pour faciliter le transport (Un pour les pédales en Front et un pour les pédales dans la boucle d’effet par exemple…).

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Là ça commence à faire gros…

La plateforme: vous pouvez soit acheter du tout fait ou fabriquer vous même la chose, dans tous les cas il faudra à un moment, plus ou moins bricoler (même pour ceux disponible dans le commerce…) et exposer vos mains aux morsures potentielles des outils. L’économie réalisée vaut-elle un passage aux urgences?

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Une offre pléthorique, attention aux prix…

La fixation des pédales: le sujet le plus épineux quand on parle de pedalboard (la bricole commence vraiment là): velcro, colliers d’électricien, maillon de chaine de vélo, on trouve des adeptes pour tout mais en tout cas soignez la fixation car il n’y a rien de pire que de retrouver les pédales en vrac à l’ouverture du case au début de la répétition.

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Velcro mon (faux) ami..

Les connections: 2 points vitaux, la qualité des patchs et l’ergonomie des prises. Les patchs (les petits jack entre les pédales) sont les garants d’un son de qualité. Les patchs de qualité valent chers mais il ne s’agit surtout pas de faire des économies la dessus, rien ne sert d’acheter des pédales hors de prix pour en ternir le son avec des câbles médiocre (Ok ils n’étaient pas cher…). Second point, vos, connections vers l’ampli et la guitare doivent être soignées et solidaires du Pedalboard (via une interface par exemple), vous préserverez vos pédales et rationaliserez vos branchements).

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Le patch EBS flat gold… juste le top (si vous ne voulez pas souder)!

Enfin dernier point l’alimentation électrique, une fois les pédales sur le pedalboard, hors de question de les alimenter avec des piles électriques: étant donné qu’elles sont branchées (via le jack Input) et donc alimentées, les piles sont très vite vides. Il faut donc une alimentation électrique sur secteur de préférence modulaire et isolée. L’isolation des sorties garantit notamment que vos pédales ne restituent pas les parasites présents dans le circuit électrique.

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Une vraie alimentation modulaire pour supprimer les buzz…

Ce qu’il faut en retenir…

Comme nous l’avons déjà évoqué la chaine du son du guitariste est vaste et comme toute chaîne sa faiblesse réside dans son maillon le plus faible. Tous les éléments comptent donc pour avoir le son tant désiré… Chaque concession sur la qualité se ressentira sur le son final. Vous n’êtes pas obligé de prendre le haut de gamme pour chaque élément, mais quoi que vous fassiez, vous en aurez pour votre argent (en bien comme en mal…). Bon comme je suis gentil, je vous montre comment on voit le pedalboard à Ministry of Tones, (en gros vous avez la solution à toutes les problèmatiques ci-dessus)…

Perfect rig

N’hésitez pas à venir poser des questions en commentaires pour toute configuration de base, j’y répondrais avec plaisir.

C comme Chaînage!

Aujourd’hui petit coup de pouce aux débutants (et aux autres aussi) dans le monde des pédales d’effet. Toujours beaucoup de question sur l’ordre des pédales d’effet. Aujourd’hui donc C comme chainage.

Qu’est-ce que c’est ?

On désigne par chaînage l’ordonnancement du branchement des pédales sur le pedalboard. Pour la plupart d’entre nous, une fois que l’on a dépassé 3 pédales, la question inévitable c’est : dans quel ordre je les branche et surtout dans quoi je les branche ?

Comment ça marche ?

Cet ordre n’est absolument pas invariable et dépend de l’interaction des pédales entre elles, et ça seule une longue phase de test pourra sortir la vérité en fonction des capacités techniques et surtout du rendu sonore. Cependant il existe des règles générales de base à respecter afin de partir dans la bonne direction dès le départ!

Les pédales ont en général une entrée (input) à droite et une sortie (ouput) à gauche (oui les droitiers ont encore frappé…) . Donc l’ordre des pédales s’établit de la droite vers la gauche (L’amont c’est la guitare, l’aval c’est l’ampli !).

Côté ampli on distingue ceux avec et sans boucle d’effet, la boucle d’effet ce sont deux prises (send et return) qui permettent d’insérer des effets après le préampli (et permet donc de préserver les qualités sonores d’effets qui s’ils passaient par le préampli seraient hachés menus par la disto ravageuse de vos lampes…).

Enfin pour finir côté ampli, nous appellerons Front la prise input où vous branchez vos guitares en temps normal !

Comment on fait ?

Tâchons donc d’établir  l’ordre des pédales de l’amont vers l’aval en vous expliquant pourquoi on fait comme ça :

  1. L’accordeur : ces petites bêtes ont besoin du signal le plus pur possible donc on le colle au plus près de la guitare.
  2. La pédale de volume : Gère le niveau de votre guitare avant d’attaquer les autres effets. Certaines pédales ont une sortie tuner ce qui est fort pratique pour sortir l’accordeur de la boucle
  3. La wha wha a besoin d’un signal très propre pour donner le meilleur d’elle-même cependant rien n’empêche d’expérimenter une place ailleurs.
  4. Compresseur
  5. Overdrive
  6. Disto
  7. Fuzz : par soucis d’ordre (oui on aime ça chez Ministry of Tones) on classe les pédales selon leur taux de saturation, de la plus soft vers la plus violente, mais ça n’a foncièrement pas d’importance, vous utiliserez rarement les 3 types en même temps (même jamais).
  8. Delay : le delay est souvent placé après les saturations pour éviter que le signal ne soit complètement compressé par celles-ci et soit complètement efficace
  9. Chorus
  10. Effets de spatialisation : flanger, phaser, reverb etc. Qui vont donner l’épaisseur final à votre son !!!
  11. Effet de modulation: tremolo
  12. L’équalizer: on va pouvoir ainsi colorer l’ensemble du son forgé avec toutes ces pédales avant d’attaquer le préampli.
  13. Le looper: sa place utile est ici en dernier, vous pouvez ainsi modeler chaque boucles selon des sons différents, il pourra ainsi les restituer directement à l’ampli. Dans le cas d’un ampli avec boucle d’effet, c’est à la fin de la boucle qu’il faut le mettre… et là c’est non négociable!

Quid du boost traité 2 articles avant ?

Tout dépend de ce que vous cherchez ! Avant une overdrive pour booster son gain, à la fin de la ligne Front pour booster le signal au moment du solo, ou encore dans la boucle d’effet pour booster tout le signal avant d’attaquer l’étage de puissance, c’est vraiment fonction de vos goûts et du rendu final

Que met-on dans la boucle d’effet ?

Le preamp ayant la facheuse tendance à envoyer beaucoup de gain et donc de compression, il a tendance à broyer toute la subtilité de votre delay boutique dégoté lors de votre voyage en amoureux à New-York (et accessoirement priver madame de tour d’hélicoptère sur Manhattan…). On retrouve donc ici :

  • Delay
  • Effet de spatialisation
  • Effet de modulation
  • Reverb
  • Equalizer

Mais si moi je préfère mettre ma wha wha dans la boucle d’effet suis-je dans le faux ?

Pas du tout, même si ce n’est pas aussi efficace, rien n’empèche de le faire, pourvu que le son vous plaise. Il existe toujours plein de possibilités inexplorées, à vous de les trouver !

 

Exemples

Le pedalboard avec une entrée Front

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Le pedalboard avec front et boucle d’effet

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Le monde des effets est un monde d’expérimentation, il est donc nécessaire de passer du temps à chercher « le » son, celui qui permettra de vous identifier entre tous! Nous n’avons pas abordé la fameuse pédale Always On qui devient partie intégrante et permanente de votre son, ou encore les branchements ésotériques de Wha Wha pour imiter les baleines! Dans tous les cas il est important de modifier un paramètre à la fois  (que ce soit réglage ou position de pédale) et surtout de sauvegarder tout cela (vive les smartphones et les photos)!

Rule your tone!

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C comme compresseur

Dans le large choix des pédales d’effet en voilà une vraiment très  particulière (vous me direz elles le sont toutes…) dont l’essence première est la subtilité., pas sûr que vous l’entendiez quand il est en route, mais il fait pourtant la différence. Fan de country, de Dire straits mais aussi de shred voici C comme compresseur.

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Qu’est-ce que c’est?

Le compresseur agit sur le signal sonore en permettant de gommer les crêtes du signal et donc avoir un son plus linéaire et beaucoup moins soumis au aléas de votre jeu et de vos attaques. Mais le compresseur permet aussi de rehausser le volume de notes trop faibles. Ainsi le signal devient beaucoup plus constant. Le compresseur apporte un gain de netteté dans le jeu.

A quoi ça sert?

Le compresseur va pouvoir apporter les améliorations suivantes à votre son en fonction de votre style et de vos réglages:

  • Une meilleure définition et une meilleure articulation des notes.
  • Du sustain.
  • Augmenter le niveau général de sortie .

Comment on s’en sert?

En général celui-ci se branche au tout début de la chaîne, avant les distorsions et autres overdrive. Cependant dans certaines configurations d’enregistrement en MAO, l’utilisation du compresseur en bout de chaîne, permet de redonner un peu de vie au son notamment par l’ajout de sustain (a tester donc).

Les réglages de compresseur au format pédale sont simplifiés. Ainsi, en général elles ne comportent que deux réglages : le niveau de sortie et le taux de compression . Aussi, les compresseurs pour guitare n’ont pas la qualité audio de leur équivalents de studio, et le réglage du taux de compression regroupe en fait plusieurs réglages que l’on retrouverait sur des compresseurs de studio (notamment le gate et le treshold qui vont définir l’action du compresseur).

  • Utilisé avec un son clair, un compresseur va augmenter le sustain et l’attaque sera plus proéminente avec un « clique » caractéristique. David Gilmour, Mark Knopfler en son des exemples typiques.
  • Utilisé avant une distorsion ou overdrive, le compresseur aura un effet beaucoup moins parqué car le son compresse déjà. Mais il apportera d’avantage de sustain et de rondeur ce qui aide largement aux styles pyrotechniques, les shreddeurs apprécieront

Le compresseur pour qui?

Principalement pour ceux qui en ont besoin pour leur style de musique, on voit difficilement comment un guitariste Funk ou country pourrait s’en passer. De même si vous faites des cover de Pink-floyd vous aurez du mal à vous en passer. Les plans en tapping et sweeping, passent également bien mieux! En revanche, de part sa propension  à gommer les nuances, les bluesmen n’en n’ont aucune utilité. De même le son peut tout simplement déplaire. Enfin le compresseur peut facilement induire en erreur le guitariste débutant sur la qualité de son jeu. Il vaut mieux donc plutôt travailler son jeu (articulé et net) que d’investir dans un premier temps.

Rule your tone!!!

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B comme Boost

Second article de la série sur les effets, vous l’aurez deviner, ce sera dans l’ordre alphabétique. Aujourd’hui B comme Boost!

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Qu’est que c’est?

La pédale de boost a pour fonction d’augmenter le niveau de sortie d’un signal (ici celui de votre guitare bien entendu). Traditionnellement le boost possède juste un potentiomètre de réglage du niveau… et c’est tout.

A quoi ça sert?

Tout simplement à augmenter le niveau sonore de votre instrument notamment pour sortir du mix à l’occasion d’un solo. C’est donc un effet ponctuel qui sert à vous mettre en avant au bon moment. Il n’y aura donc pas de transformation radicale du son, juste une augmentation de volume plus ou moins conséquente qui mettra en avant toute votre technique acquise au cours de longues heures de pratiques et de répètitions (et passer pour un vrai guitar hero).

Comment ça fonctionne?

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De façon très simple un transistor (2N5088) amplifie le signal de votre guitare, un switch sert à enclencher l’effet, un potentiomètre sert à régler le niveau d’amplification du signal. A quelques détails près rien de complexe.

Comment s’en sert-on?

Il existe plusieurs possibilités et de fait le rendu dépendra également du reste de la chaine du son et surtout du canal utilisé sur votre ampli (donc du type de son: clair ou saturé):

  • Un boost sur canal clair, augmentera tout simplement le volume.
  • Un boost sur un canal saturé, va augmenter le gain, l’effet d’augmentation de volume sera beaucoup moins marqué en revanche la saturation et la compression seront plus conséquents
  • un boost en début de pédalboard: réhausse le signal de la guitare avant d’attaquer les pédales, donc les pédales réagiront d’avantage.
  • Un boost avant une pédale d’overdrive ou de distortion va augmenter le gain de celle ci (sachant qu’il existe de plus en plus pédales au format double qui embarquent les 2 fonctions).

Des alternatives?

Le GAS aidant on a tendance à accumuler les pédales d’effet, ce qui peut être fort pratique le jour ou on a besoin d’un boost (et que l’on en a pas encore). Les boost sont souvent sous entendu comme clean boost, c’est à dire sans coloration sonore ni gain, cependant une pédale d’overdrive fait aussi très bien le travail:

  • Réglages de gain ou drive à 0 ou 0,5 et volume à votre convenance de n’importe quelle pédale d’overdrive, vont agir de la même façon… la coloration en plus, ce qui est carrément interessant.

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Chez Ministry of Tones on a une affection toute particulière pour la EHX soulfood, un clone de Klon (attention jeu de mot…) Centaur qui est juste parfaite dans ce rôle, elle a aussi le bon goût d’apporter ce je ne sais quoi de son terrible et magnifie n’importe quel ampli (si en plus on rajoute le buffer intégré et débrayable)… d’ailleurs c’est très rare de l’éteindre… du coup il nous faut un clean boost!!!

Pour qui?

Pour tout le monde bien entendu, les bienfaits d’un boost sont juste trop évidents pour s’en passer. Dans une approche vraiment puriste du son, une fois que l’on a trouvé le bon ampli, l’ajout d’un boost va encore multiplier les possibilités et vont permettre de trouver des réglages alternatifs que l’on ne connaissait pas encore. L’utilisation d’une overdrive en mode boost est aussi une très bonne alternative, tout est dans la recherche du son! Rule your tone!

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Rencontre avec Swan Vaude!

Aujourd’hui rencontre avec Swan Vaude, tout récent  porte drapeau de Ministry of Tones pour cette année 2018. Rencontre à distance (merci Messenger) avec le guitariste lyonnais pour faire connaissance et partager quelques trucs techniques, mais pas que !!!

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Ministry of Tones : Salut Swan, peux tu te présenter à ceux qui ne te connaissent pas ? D’où viens-tu ? Qui es-tu ? Que fais-tu?

Swan : Salut !Avec plaisir ! Je m’appelle Swan Vaude, et suis guitariste de session studio et live, entre Lyon et Paris.

Depuis combien de temps es-tu guitariste?

J’ai commencé à l’âge de deux ans, comme un simple passe-temps : je n’avais pas de petite voiture pour jouer, mais une petite guitare ! Issu d’une famille du milieu du spectacle, j’ai eu la chance de graviter dans une ambiance créatrice et féconde dès mon plus jeune âge.

Ok du coup tu as touché à quels styles? Classiques, Jazz, variété ou directement Rock?

Au départ, je viens du rock, des grands classiques à la Noir Désir, Téléphone, AC/DC, etc.. Comme, je crois, une grande majorité des guitaristes actuels, haha !

En revanche, je me suis au fil des années découvert une affinité particulière pour la funk et la fusion : le groove, plus généralement.

Quand on t’écoutes on prend une grosse claque sur ton jeu aérien groovy et très technique, les shredders t’ont influencé également?

Oui, et c’est justement l’héritage dans mon jeu de cette époque très rock ! Steve Vai et Joe Satriani, certes, pour citer des évidences, mais surtout des guitaristes plus proches de moi, comme Alex Cordo, avec qui j’ai eu l’honneur de travailler quelques fois, qui ont eu, à un moment donné, cette approche que j’ai décidé de faire mienne également, où la technique est au service de la musique, et certainement pas l’inverse !

Ce qui s’entend largement sur Colours une compo qui tu as publié récemment sur youtube! Du coup guitariste pro élevé au rock/shred… Ton actu c’est quoi?

En ce moment, j’enregistre et tourne avec Sizzlin’, du rap rock lyonnais, et Demantiks, de la pop teintée d’electro, venue de Grenoble. J’organise plusieurs jam sessions sur Lyon, participe à d’autres, et, surtout, travaille sur l’EP dont est issu le titre « Colours », et qui devrait sortir mi 2018 !

Revenons au matos ! Quel est ton rapport à la guitare ? Acheteur compulsif ? Experimentateur ou plutôt stable?Et d’ailleurs tu joues sur quoi en ce moment?

Tout ça à la fois, en réalité ! Je suis en perpétuelle recherche de nouveaux sons, jamais pleinement satisfait ! Compulsif, un peu, je me dois de l’admettre ! Tout en restant assez fidèle à mon rig habituel, les changements se font petit à petit et un par un, dans un souci de cohérence générale.

En ce moment, je joue sur trois guitares différentes, une Schecter Damien Platinum accordée en standard D, que l’on peut voir sur Colours, une PRS SE Custom 24 ESA, de mémoire, et une Fender American Elite Stratocaster en finition Tobacco Sunburst, qui est sans doute la plus belle guitare que je n’ai jamais jouée!

Au niveau du jeu de claquettes, des pédales, donc, je tourne avec l’essentiel :

  • Un Accordeur TC Electronic Polytune 2
  • Un SP Compressor de Xotic
  • Une Wah wah Vox
  • Deux overdrives: Mesa Boogie Flux Drive et Ben Rod Cream Can
  • un delay Strymon El Capistan.

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Côté ampli, je suis sur un cab 4×12 Marshall, et une tête Laney Ironheart studio.

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Ah oui quand même et quels sont tes critères de sélection quand tu choisis ton matériel?

Le son en tout premier, je dois être certain qu’il s’agit de matériel relativement versatile, afin de combler un maximum de demandes du côté des artistes avec lesquels je travaille. Du reste, les réglages très complexes, type Axe FX ou Kemper, ne me conviennent pas : sans pour autant être de l’école plug & play, j’aime à utiliser un outil concret et efficace. J’ai pas mal de pédales de côté qui sont prêtes à intégrer le rig dès que le besoin s’en fait sentir. Il faut aussi que le matériel soit un minimum solide, car, même si protégé en toutes circonstances, on n’est jamais à l’abri d’un accident, surtout quand on tourne !

Peux-tu nous donner tes petits secrets de fabrication, sur Colours par exemple, ou est-ce top secret ?

Pour Colours, je suis sur le canal lead de la tête Laney (gain à 2h, basses à 10h, mediums à 3h, aigus à 1h), avec un poil de reverb venant de l’ampli, de compression de la Xotic, et finalement le delay de Strymon, réglé précisément au tempo de la piste, avec trois répétitions fines et légèrement abîmées via le potard « tape age » de la stompbox. Je joue ensuite sur les nuances via le volume de ma guitare. Mo secret : peu de gain, et un jeu doux et mesuré, même dans les phrases agressives !

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En termes de MAO tu gères ça comment et avec quel matériel ?

_ Swan: Je repique mon Cab Marshall avec un SM58, dont j’ai viré la capsule pour avoir un rendu similaire au SM57, devant l’ampli, en testant différents positionnements à chaque fois, ou alors via Bias FX. La carte son est une Presonus Audiobox 1818VSL ou une Focusrite Scarlett 2i4 si j’ai besoin d’être plus nomade. Le tout va vers un MacBook Pro avec Logic Pro X / Studio One. Le montage vidéo est lui fait sur Final Cut Pro. Un micro chant pour repiquer de la gratte, tout va bien au pays du home studio !

_ Après c’est une histoire de réglage, même si je reste basiquement à l’équation Marshall/SM57 de mon côté…

_ Swan: C’est un combo qui marche très bien, oui! Ce que je fais souvent c’est que je double les pistes Audio, normalement, puis les quadruple avec un couple sous Bias FX, sous-mixé, pour donner le corps qu’il peut éventuellement manquer à la prise

Allez vu que je ne suis pas interviewer professionnel voici la tarte à la crème de l’interview home made : Le questionnaire de Proust !

Si tu étais un titre de chanson laquelle serais-tu ?

_ Je crois que je suis une chanson différente chaque jour, haha ! Cependant, si je devais en choisir une, je serais sans doute Time for Redemption, d’Alex Cordo.

_ Ah ah ah encore le microcosme lyonnais !

_ Si tu veux je te donne une autre référence, plus universelle ! Disons Shofukan, de Snarky Puppy !

Si tu devais être un instrument (autre que la guitare) ?

_ Ce serait sans doute la basse, pour le côté groove et profond, ou bien la batterie, pour changer de type d’instrument !

Si tu étais un personnage célèbre (Mort ou vivant) ?

_ Allons-y pour Samuel Beckett !

_ Tu as étudié Beckett?

_ J’ai beaucoup lu, plus jeune, Beckett et Bukowski !

_ Mon dieu un guitariste qui ne lit pas que la presse spécialisée si on rajoute Snarky puppy derrière ça, t’es très éclectique!

_ Ah ah ah !

Si tu étais un animal?

N’importe quoi qui puisse voler ! Un faucon, j’imagine ! Bref, pouvoir voir le monde d’en haut, et griller les feux rouges en les survolant !

Rebelle en plus!!! Dernière question, si tu étais un objet?

Un feu rouge, pour pouvoir crier sur les faucons qui me grillent, hahaha !

Bon, d’accord… Je serais sans doute un vieux, vieux bouquin, bien poussiéreux, de ces bouquins que l’on reconnaît à l’odeur de leur papier vieilli par les années ! De préférence un ouvrage d’harmonie, pour rester cohérent, haha !

Super, que peux-t-on te souhaiter pour 2018?

D’enfin achever cet EP sur lequel je travaille tant, pour pouvoir vous le faire écouter !

Merci Swan on se dit à très bientôt pour ton actu et le lancement du Pedalboard perfect rig !

Les pépites de Swan Vaude :

https://www.youtube.com/watch?v=epnrmtEQ4ME

Sizzlin :

https://soundcloud.com/sizzlin313/sets/sizzlin-1er-ep

Alex Cordo Time for redemption :

Snarky puppy Shofukan

https://www.youtube.com/watch?v=kk0WRHV_vt8

 

Ministry of Tones…

Certains diraient que c’est audacieux, d’autres diront que c’est fou. Quoi que l’on en pense, aujourd’hui Ministry of Tones sort de l’ombre. Qu’est ce que ce ministry of Tones? Une idée qui a germée depuis quelques années dans l’esprit d’un guitariste complètement dingue de matériel (Le GAS ça vous parle? Vous êtes au bon endroit!), longtemps insatisfait par les solutions que l’on pouvait trouver sur le marché pour les pedalboard. Au mieux quelque chose de fonctionnel mais très cher, le plus souvent des solutions qu’il fallait bricoler, voire, faute de trouver chaussure à son pied, fabriquer soi-même le pedalboard rêvé.

J’ai donc imaginé le pedalboard idéal, modulaire, intégré et design. Ici on ne parle pas de velcro ou de collier d’électricien on ne parle pas d’heures passées dans votre garage a essayer de copier un truc vu sur Internet et de recommencer à la prochaine pédale venue (ben oui c’est trop bête… il n’y a plus de places), on ne parle pas d’exposer ce que votre anatomie à de plus précieux (vos doigts les gars, vos doigts…) à la morsure de la scie égoïne ou au ripage de tournevis…

Sortez votre pedalboard de son case, verrouillez votre pédale dessus, branchez… jouez! Rien de plus rien de moins, tout est pensé pour vous laisser le maximum de temps pour l’essentiel… jouer! Quelque soit la situation le Pedalboard Perfect Rig (son petit nom) vous suivra et deviendra votre compagnon incontournable!

Est-ce fou de vouloir cela? Non assurément et c’est pourquoi Ministry of Tones existe. Le nom peut vous paraitre pompeux, il reflète juste ce que nous voulons faire: maitrisez votre son, nous serons là pour vous y aider!!! A très bientôt

A comme A/B box

Nous commençons aujourd’hui une série de publications sur ce blog afin de démystifier un peu le monde des pédales d’effet. Aujourd’hui A comme A/B box.preview_1

Qu’est-ce que c’est?

La A/B box est un dispositif au format pédale qui a pour fonction de pouvoir router le signal d’un instrument ou de votre Pedalboard vers différentes sorties. Cette pédale permet par l’action sur un footswitch de choisir donc entre une sortie A ou une sortie B (d’où l’appellation A/B box). C’est un système passif, il n’influe pas sur le son (sauf si de mauvaise qualité), l’alimentation étant là pour alimenter les diodes vous indiquant quel canal est choisi (ce qui a son avantage nous y reviendrons).

Les variations:

On appel ça une A/B box toutefois on connait quelques variations:

  • La possibilité de commuter les deux sorties en même temps (ce qui donne une A/B/Y box, le Y représentant le signal divisé vers les 2 sorties).
  • La possibilité de muter totalement le signal.
  • La multiplication des sorties (A,B mais aussi C et pourquoi pas D et plus).
  • La présence d’un buffer intégré à la A/B box (mais du coup ce n’est plus une pédale passive).

Comment on s’en sert?

Il y a plusieurs utilisations pour une A/B box:

  • Choisir de router son signal vers 2 amplis différents (ou plus) (Figure 1).

Figure 1 AB box

  • Choisir de router son signal vers deux entrées différentes d’un même ampli qui ne possède pas de commutation de canaux ( par exemple sur un Fender Deluxe Reverb). (Figure 2)

Figure 2 AB box

  • Créer une sortie pour un accordeur (en entrée de Pedalboard). (Figure 3)

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Dans la plupart des cas, une A/B box étant passive on peut également l’utiliser à l’envers:

  • Router le signal de plusieurs guitares vers un seul Pedalboard ou ampli (pratique quand on donne des cours avec un seul ampli). (Figure 4)

Figure 4 AB box

  • Router le signal d’une guitare dotée de micros magnétiques et micros piézo et dotée de 2 sorties (Musicman Petrucci par exemple) vers une seule et même entrée d’ampli ou Pedalboard.

La A/B box c’est pour qui?

Pour tout le monde mais tout le monde n’en aura pas besoin. C’est le système le plus basique dans la chaine du son (ce qui n’empêche surtout pas d’en choisir de qualité CQFD: la plus transparente possible). A partir du moment ou vous avez un Pedalboard et plusieurs amplis ça peut devenir utile. Enfin dernier point très interessant, ça ne coute quasiment rien. Rule your tone!

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